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Afishianado™, notre périodique d’information et d’actualités, donne un aperçu des dernières tendances du secteur et des efforts engagés en faveur des produits de la mer durables.
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Présentation

Rob Mayo

RobMayoRob Mayo est président de Carolina Classics Catfish basé à Ayden, en Caroline du Nord. Carolina Classics est producteur de barbue de rivière (Ictalurus punctatus) d’élevage. Rob a créé Carolina Classics en se fondant sur les valeurs traditionnelles de qualité et de régularité, en y intégrant le management environnemental. Il pense qu’en élevant un produit nécessitant peu de terre et d’eau, et qui transforme efficacement une alimentation céréalière en protéines de poissons saines, Carolina Classics satisfait un besoin important en produits aquatiques tout en atteignant son objectif de « faire bien et bon ».

Quel est votre produit de la mer préféré ?
Le barbue de rivière, bien sûr ! En réalité j’aime pratiquement tous les poissons et les crustacés. Mais toute ma famille adore le barbue de rivière ; à la cuisson, les filets deviennent blancs et friables, avec une saveur douce et sucrée, délicieuse.

Quel est le produit de la mer de Carolina Catfish le plus apprécié ?
Les filets de barbue de rivière Carolina Classics sont actuellement notre produit phare. Ces poissons sont reproduits, élevés et nourris pour devenir les barbues de rivière les plus sains disponibles sur le marché – et les meilleurs ! Nous n’utilisons jamais d’antibiotiques, de substances chimiques agricoles dangereuses, ni d’alimentation à base de protéines animales. Le résultat, c’est un filet entièrement naturel, soigneusement rangé et emballé, prêt pour le transport ou l’assiette.

D’où vient votre intérêt pour la question des produits durables ?
J’ai choisi de créer une exploitation de barbue de rivière. J’ai grandi sur le dock de pêche de mon voisin. Quand il a eu 60 ans, il a été forcé d’accepter son premier emploi à terre en raison de la situation de la pêche locale. Son cas m’a frappé ; j’ai alors compris l’impact de la pression humaine sur les ressources marines. C’est pourquoi, élever un poisson principalement herbivore (en tant qu’alternative à la pêche qui puise dans les stocks mondiaux limités) me semblait être une bonne idée.

Comment décririez-vous votre philosophie vis-à-vis de la préservation des océans ?
Enfant, l’océan me semblait aussi vaste que l’espace. En fait, jusqu’à il y a encore peu de temps, l’homme faisait de même. Nos océans semblaient assez grands pour recevoir d’énormes volumes de déchets humains et d’ordures sans en ressentir d’effets négatifs. Nous sommes maintenant entrés dans une période de profonde mutation, et nos enfants ont déjà une optique totalement différente. Le 21ème siècle sera consacré à la préservation des ressources de la planète et à l’« équité » internationale.

Puisque nos exploitations de barbue de rivière se font en bassin à terre, mon travail est peut-être plus lié à la préservation de la terre qu’à celle des océans. Mais bien sûr, les deux sont liés, et peut-être que pour chacun de nos filets de barbue de rivière d’élevage consommé, c’est un filet de poisson océanique de moins qui est consommé. Nous passons beaucoup de temps à imaginer des solutions pour rationaliser les apports de base, comme l’énergie, l’eau ou les aliments pour animaux.

Comment votre philosophie a-t-elle modifié la façon dont vous élevez votre poisson ?
Quand j’ai commencé l’élevage de barbue de rivière, j’ai appris les ficelles du métier et de la filière. À partir de là, j’ai recherché des solutions pour améliorer certaines pratiques et ce qui pouvait nous rendre plus responsable d’un point de vue environnemental.

En voici un exemple. Nous avons réduit significativement notre consommation d’eau par rapport aux standards du secteur. La plupart des gens ne réalisent pas que l’élevage du barbue de rivière requiert relativement peu d’eau, à partir du moment où les bassins sont remplis pour la première fois. Nous n’avons pas besoin de vider les bassins d’engraissement avant de les remplir à nouveau, ils peuvent donc rester tels quels pendant 8 ou 10 ans avant que nous ne les vidions complètement. En premier lieu, on ajoute de l’eau pour remplacer les eaux évaporées. Mais nous avons découvert qu’en faisant des bassins légèrement plus profonds, et en prévoyant un « coussin d’évaporation », nous pouvions réduire significativement la quantité d’eau en attendant que les eaux de pluie en automne et en hiver viennent remplir les bassins. Actuellement, pour une année moyenne, nous n’avons pas à ajouter d’eau dans la plupart de nos infrastructures.

Vos clients ont-ils remarqué quelque chose ?
Je pense que oui. Ce qui marque le plus un client, c’est la visite d’un de nos sites. Une fois que les gens ont vu l’une de nos exploitations et notre usine de traitement, le broyeur, l’écloserie, ils comprennent vraiment comment sont élevés nos poissons.

Avez-vous le sentiment que la durabilité peut limiter votre offre ?
Non. Nous n’élevons actuellement qu’une seule espèce et nous nous concentrons à faire une production qui s’améliore avec le temps.

Vos clients ont-ils travaillé avec vous ?
Oui ! Pour créer le programme Natural, nous avons engagé un partenariat avec Whole Foods Market afin de définir les critères, depuis l’œuf jusqu’au magasin. Il est évident que l’intérêt que suscitent les produits durables et naturels grandit, notamment dans le secteur de la distribution. Cela a joué dans l’augmentation régulière de nos ventes de filets de barbue de rivière Natural.

Quelles tendances avez-vous observées au cours de ces 10 dernières années ?
Le public s’est de plus en plus intéressé à la provenance du poisson et à ses méthodes d’élevage. Par ailleurs, les coûts des produits de la mer ont significativement augmenté, ce qui nous a bien profité, car le barbue de rivière reste l’un des derniers poissons en filet que l’on peut trouver au détail à moins de 20 dollars le kg.

Pourquoi soutenez-vous l’Alliance Produits de la mer ?
L’Alliance réussit à impliquer une grande diversité de parties prenantes. Ce que nous avons en commun, c’est que nous aimons les produits de la mer et que nous voulons voir une filière pérenne et un environnement marin préservé.

Publié le 26 juin 2007

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