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Afishianado™, notre périodique d’information et d’actualités, donne un aperçu des dernières tendances du secteur et des efforts engagés en faveur des produits de la mer durables.
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Richard Brauman

RichardBraumanRichard Brauman est le fondateur et le PDG de The Little Pearl, un distributeur spécialisé dans les caviars américains issus de productions respectueuses de l’environnement. The Little Pearl garantit un caviar de grande qualité – issu de pratiques durables tout au long de la production, de l’aquaculteur et du pêcheur jusqu’au directeur de production et au maître saleur. La qualité intransigeante de The Little Pearl offre un caviar de grande qualité et durable.

Quel est votre produit préféré ?
Les produits aquatiques sont mes aliments préférés. En fait, j’adore le caviar, mais je pourrais aussi bien manger tous les jours du saumon, du thon, du cabillaud, du homard, des coquilles Saint-Jacques, du crabe, des huîtres ou des palourdes.

Quel est le produit de Little Pearl le plus apprécié par vos clients ?
Le mois dernier, les caviars de truite arc-en-ciel et d’esturgeon blanc sont arrivés ex-æquo. Ces deux caviars proviennent d’élevage.

D’où vient votre intérêt pour la question de la durabilité ?
L’aquaculture est une nouvelle industrie qui pouvait être gérée de manière à protéger les stocks de poisson sauvage qui se raréfient. Lorsque j’ai créé mon entreprise aquacole, j’ai découvert qu’il était possible de pêcher des espèces sauvages de façon durable. L’idée que la pêche et l’aquaculture durables puissent se compléter m’a séduit. C’est au Monterey Bay Aquarium que j’ai découvert les premières cartes Seafood Watch.

Comment décririez-vous votre philosophie vis-à-vis de la préservation des océans ?
D’une certaine façon, idéaliste et romantique. J’aimerais que les populations sauvages retrouvent le niveau qu’elles avaient avant l’apparition de la pêche commerciale. Même les stocks d’avant 1960 seraient les bienvenus pour la diversité halieutique et, à long terme, la survie de l’espèce humaine. Aucun de ces objectifs n’est réalisable. La diversité génétique et la stabilité écologique mondiales sont essentielles à notre avenir. Je pense que l’objectif à court terme de prévention contre l’extinction des espèces marines est réaliste et nécessaire.

Comment votre philosophie a-t-elle modifié votre travail ?
Ma philosophie est antérieure à mes activités de commercialisation des produits de la mer. Je dirais qu’aujourd’hui j’accepte mieux les produits de la mer capturés de manière durable. À l’origine, j’aurais produit et vendu uniquement du poisson d’aquaculture. Je suis heureux de voir qu’il existe des pêcheries sauvages durables. J’ai été surpris de découvrir que le fait d’acheter des produits issus d’une pêche durable incitait les pêcheurs à s’orienter vers la durabilité.

Vos clients ont-ils remarqué quelque chose ?
Nous avons été impressionnés par le nombre de personnes qui voulaient des produits durables. Notre marketing ne se concentrait pas sur des valeurs « environnementales », même si celles-ci font partie de notre commerce. Les consommateurs de caviar traditionnel (sauvage) sont partagés sur la préservation, c’est pourquoi notre message s’appuie sur des valeurs plus larges.

Avez-vous le sentiment que la durabilité peut limiter votre offre ?
Oui, mais nous ne voulons pas proposer de produits non durables. De plus, nous ne voulons pas bâtir une entreprise autour de produits dont la disponibilité est incertaine.

Vos fournisseurs vous ont-ils aidé à trouver du poisson pêché de façon durable ?
Nous nous approvisionnons auprès de producteurs authentiques et nous évaluons leur durabilité selon notre propre ensemble de critères.

Quelles tendances avez-vous observées au cours de ces 10 dernières années ?
Fort développement de l’aquaculture, davantage de valeur donnée aux stocks halieutiques sauvages durables. Nous avons été le témoin de la fin d’une immense transition en Alaska, de la production à faible coût à la recherche d’un saumon sauvage d’excellence. Cette transition n’a peut-être pas été très agréable, mais je pense qu’à long terme, il est préférable que le consommateur final puisse apprécier les produits sauvages d’Alaska à leur juste valeur.

Pourquoi collaborez-vous avec l’Alliance Produits de la mer ?
On dirait que nous sommes faits l’un pour l’autre ! J’ai le sentiment que nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes objectifs. Appartenir à ce mouvement me plaît vraiment, mais j’ai aussi la conviction que c’est un très bon réseau pour notre entreprise.

Publié le 21 mai 2007

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